Enfin !… Merci MEL !

Michel-Edouard Leclerc a répondu vendredi dernier à mon billet de blog sur les œufs contaminés. Il y précise que Nestlé a été exemplaire dans la transmission des informations sur nos produits. Je l’en remercie doublement. Il insiste à juste titre sur la transparence dont doivent faire preuve tous les producteurs agroalimentaires, ceux de la grande distribution compris avec leurs marques distributeurs violemment touchées dans cette crise. MEL a raison. Je le rejoins là-dessus et j’ajoute que nous (distributeurs et producteurs) devons être solidaires face à des « escrocs » pour qui la sécurité alimentaire ou des milliers d’emplois ne pèsent pas grand-chose. Dans le cas du Fipronil, comme dans celui de la viande de cheval, l’arnaque est venue de l’étranger et a touché des producteurs français qui s’approvisionnent dans ces pays. Au-delà de ces efforts communs, le message qui nous est envoyé c’est de continuer à privilégier la production française et de soutenir l’agriculture de qualité ...

Affaire des œufs contaminés – Les regrettables propos de M. Leclerc

Le lancement des Etats Généraux de l’Alimentation fin juillet par le Président de la République a un instant donné le sentiment que l’ensemble de la filière de production et distribution alimentaire s’accordait sur le fait que cinq années de guerre des prix entre enseignes devenait autant un risque pour l’emploi que pour la qualité des produits. Début août, l’affaire des œufs contaminés au Fipronil aurait dû renforcer ce sentiment au regard du nombre de distributeurs touchés par ce problème sur les gaufres vendues sous leurs marques. Ce réflexe collectif aurait été d’autant plus facile que les approvisionnements massifs de l’industrie agro-alimentaire française auprès d’élevages français limitaient considérablement le nombre de produits à risque. Hélas, Michel-Edouard Leclerc a trouvé plus pertinent d’essayer, sur son blog, d’exonérer son groupe de toute responsabilité en détournant les soupçons vers l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire et son association professionnelle, relativisant ainsi les problèmes de ses marques Repère ou Eco+. Cela ...

Quand les caméras partent, Michel-Edouard Leclerc se lâche sur la filière agroalimentaire

Michel-Edouard Leclerc a un problème avec l’agroalimentaire et il le fait savoir. Dans une interview au magazine LSA du 26 mai 2016, le chantre de la guerre des prix s’en prend violemment à notre filière, coupable selon lui de ne pas se laisser faire quand la grande distribution lui impose une baisse des prix à marche forcée et menace gravement la survie de milliers d’emplois. « C’est pas moi, monsieur, c’est les autres ! » Comme toujours avec le président du deuxième groupe de la grande distribution en France, chacun en prend pour son grade et rien ne peut lui être reproché. Les agriculteurs ont une offre « tellement en retard qu’il faut aller la chercher chez nos voisins européens ». Chez les producteurs agroalimentaires, « les gros se sont planqués derrière les petits ». Les représentants des producteurs de tous horizons (FNSEA, ANIA, Coop de France) forment une « alliance contrenature ». Michel-Edouard Leclerc ne fait pas dans la dentelle pour ...

« Nous dénonçons une situation de concurrence anormale » – Interview parue dans Le Figaro

Interview parue dans "Le Figaro Economie" du 31/03/2015 Lentschner, Keren, Letessier, Ivan LE FIGARO. - La guerre des prix a relancé les ventes en volume l'an passé, notamment celles des grandes marques. Comment Nestlé France en a-t-il profité ? Richard GIRARDOT. - En volume, le marché a été bon au second semestre, avec une meilleure consommation, sans vraie reprise. Mais il y a eu une dégradation en valeur, personne ne peut le nier. Chez Nestlé, ce n'est pas avec les volumes que nous analysons notre performance : nous regardons, en particulier, si l'évolution de notre chiffre d'affaires couvre l'inflation des matières premières. En 2014, cela n'a absolument pas été le cas. Nous avons écrasé nos marges pour continuer à être référencés chez les distributeurs. Ces derniers ont écrasé, eux aussi, leur marge sur nos produits, ce qui leur a permis de baisser de 7 % les prix des produits leader, comme Ricoré ou Mousline. Le pouvoir d'achat a ...

La charge de Nestlé contre les distributeurs

Article paru dans "Le Figaro Economie" du 31/03/2015 Le PDG de la filiale française du groupe suisse, premier fournisseur des grandes surfaces de l'Hexagone, prend la parole pour dénoncer les pratiques des enseignes. Du jamais-vu dans la bataille entre les industriels et leurs clients. Letessier, Ivan AGROALIMENTAIRE Le sempiternel conflit entre distributeurs et industriels de l'agroalimentaire atteint des sommets. Il s'est renforcé ces dernières années avec la guerre des prix que se livrent Leclerc, Carrefour, Casino et Auchan. Rendue plus facile avec la LME (loi de modernisation de l'économie) de 2008, cette bataille s'est intensifiée avec la crise. Avec le ralentissement de la croissance des ventes en grandes surfaces, gagner des parts de marchés est la seule façon de doper les ventes, et les enseignes doivent baisser les prix. Pour y parvenir, les distributeurs font pression sur les industriels des produits de grande consommation afin de payer le moins cher possible. La tension est encore montée ...