“La grande distribution ne négocie plus, elle nous met en garde à vue”

Interview parue dans "Capital", publiée sur le site capital.fr le 31 mars 2015 : Pas langue de bois, ce grand patron dénonce le climat dégradé entre industriels et distributeurs. Entretien sans concession. Capital : Comment se sont déroulées les négociations commerciales de 2015 avec la grande distribution ? Richard Girardot : Sur le fond comme dans la forme, on ne peut plus appeler cela des négociations. Quand vos équipes doivent attendre huit heures, dont trois enfermées dans un box, pour signer un accord à 23h30, comme elles l'ont vécu le 28 février dernier, j'appelle plutôt cela une «garde à vue». Dans ma longue carrière d'industriel, je n'ai jamais vu ça. Capital : La création de mégacentrales d'achats entre distributeurs ne fait pas votre affaire... Richard Girardot : On avait démarré les discussions à la fin de l'été avec huit clients, on les a terminées avec quatre. Les nouvelles centrales ont imposé une baisse globale des prix. ...