5 ans (maximum) pour unir et apaiser !

Fidèle au respect du « devoir de réserve » que devrait conserver tout dirigeant d’entreprise soucieux de ne pas engager son groupe et ses collaborateurs, j’ai souhaité attendre le terme de cette campagne électorale avant de m’exprimer publiquement sur ce blog. Le visage et le projet de notre prochain Président de la République étant désormais connus de tous, je tiens à partager avec vous mes sentiments sur cette campagne électorale et sur les défis majeurs qui attendent maintenant Emmanuel Macron. Je pense d’abord et avant tout à nos agriculteurs, dont le sort n’a rien à envier aux ouvriers de Whirlpool, de Goodyear ou d’Alstom et qui ont pourtant été largement relégués au second plan du débat politique ces derniers mois. J’ai été peiné de voir que malgré cet état de crise agricole durable, marqué par les faillites, les pertes d’emplois et de parts de marché de l’agriculture et de l’industrie alimentaire française face ...

Mobiliser l’épargne populaire pour sauver nos agriculteurs – Rodolphe Durand / Les Echos

Je me suis déjà longuement exprimé sur ce blog concernant la crise agricole et les obstacles à la reconstruction de filières d'excellence qui permettent aux agriculteurs de vivre de leur travaille. Je partage aujourd'hui la tribune de Rodolphe Durand, professeur à HEC, publiée dans les Echos, pour créer un système d'épargne populaire en direction des exploitations agricoles. Lien vers l'article original.   "En 2014, l’investissement matériel des agriculteurs a fléchi de 5,2 %. La France pourrait créer un système proche des Sofica, comme pour le cinéma. Ces instruments défiscalisés financeraient la modernisation des exploitations. En 2014, l’investissement matériel des agriculteurs a fléchi de 5,2 %. La France pourrait créer un système proche des Sofica, comme pour le cinéma. Ces instruments défiscalisés financeraient la modernisation des exploitations. La crise du monde agricole est d'une intense gravité. Elle est sociale, alimentant le désespoir de nombreux professionnels : en 2015, un agriculteur sur trois a gagné moins de 350 euros par mois. ...

Crise agricole : 5 milliards de perdus pour eux, pour vous, pour nous, pour tout le monde ?

L’agriculture française va subir des pertes de 4 à 5 milliards d’euros en 2016 selon le principal syndicat des exploitants, la FNSEA. Ce rappel brutal qui intervient au cœur de l’été passera sûrement assez inaperçu dans une actualité qui a laissé passer la crise agricole depuis quelques mois. La crise agricole, elle, n’est pas passée. Pire, ce n’est pas simplement une crise agricole. C’est une crise économique qui aura un impact bien plus grave que ces milliards d’euros perdus par plusieurs dizaines de milliers d’exploitations. Ce sont des milliards perdus pour eux, oui, mais aussi pour vous, les consommateurs, pour nous les industriels. Je pense que dans une situation pareille, chacun a le devoir de s’exprimer et d’identifier de son point de vue les blocages qui maintiennent cette crise permanente depuis trop longtemps. Pour eux Les agriculteurs n’avaient jusqu’ici pas été épargnés par les contraintes économiques qui pèsent sur leur filière, à savoir ...

Quand les caméras partent, Michel-Edouard Leclerc se lâche sur la filière agroalimentaire

Michel-Edouard Leclerc a un problème avec l’agroalimentaire et il le fait savoir. Dans une interview au magazine LSA du 26 mai 2016, le chantre de la guerre des prix s’en prend violemment à notre filière, coupable selon lui de ne pas se laisser faire quand la grande distribution lui impose une baisse des prix à marche forcée et menace gravement la survie de milliers d’emplois. « C’est pas moi, monsieur, c’est les autres ! » Comme toujours avec le président du deuxième groupe de la grande distribution en France, chacun en prend pour son grade et rien ne peut lui être reproché. Les agriculteurs ont une offre « tellement en retard qu’il faut aller la chercher chez nos voisins européens ». Chez les producteurs agroalimentaires, « les gros se sont planqués derrière les petits ». Les représentants des producteurs de tous horizons (FNSEA, ANIA, Coop de France) forment une « alliance contrenature ». Michel-Edouard Leclerc ne fait pas dans la dentelle pour ...