Réaction à « Cash Investigation » du 13 septembre

L’émission « Cash Investigation », diffusée sur France 2 ce 13 septembre sur le thème des industries agroalimentaires, a particulièrement visé les 13 000 salariés de notre entreprise Nestlé.

Ce reportage à charge a décrit notre activité avec un ton particulièrement condescendant envers les 450 000 salariés de l’agroalimentaire en France, petites et grandes entreprises confondues, sur tous les territoires. On les réduit à « un chiffre d’affaires de 170 milliards ». On en fait des cyniques sans foi ni loi ni responsabilité. On oublie leur savoir-faire et leur attachement aux territoires, en lien avec les agriculteurs.

Cette émission orientée oublie l’objectivité journalistique, laquelle devrait évoquer les obligations imposées aux industriels pour la protection de la santé des consommateurs, la traçabilité des aliments.

Non, le botulisme n’a pas disparu, et l’agence de Santé Publique nous le rappelle justement. Pourquoi affirmer le contraire ? Dans quel but ?

Par ailleurs, et grâce en grande partie à la réglementation à laquelle se soumettent tous les producteurs, le nombre de cancers et en particulier du cancer colorectal est en baisse depuis 2005.

Enfin, je dirais, et le consommateur dans tout ça ?

C’est le grand oublié de ce reportage. Pourtant, les consommateurs sont loin d’être des idiots. Les Français sont parmi les consommateurs les plus exigeants du monde et les mieux informés, les plus attachés aussi au plaisir de bien manger en famille. Et les pouvoirs publics travaillent pour faire en sorte que les Français aient une alimentation équilibrée et diversifiée pour lutter contre l’obésité, les maladies cardio-vasculaires…

Je tiens à le rappeler personnellement et fermement : nous sommes très fiers de nos salariés, de notre métier et de nos usines.

Nous défendons toutes nos activités agroalimentaires : ni les allégations sans fondement ni les amalgames ne remettront en cause nos convictions et nos opérations au quotidien.

Nous répondons à toutes les questions, tant des médias que des consommateurs. Nous sommes prêts à débattre sur le fond de tous les efforts que nous entreprenons afin de rester à la pointe de notre activité agroalimentaire.

Nous cherchons à nous améliorer continuellement et nous ne nous laisserons pas attaquer sur la qualité et le plaisir que nous offrons à tous nos consommateurs avec nos marques, depuis 150 ans.

Enfin, je me permets de mettre en cause les méthodes d’un certain type de journalisme qui abuse d’une forme de marketing et qui confond enquête et racolage pour créer la polémique au bénéfice de l’audimat. Des méthodes indignes compte tenu de l’importance des sujets le plus souvent abordés.

 

Richard Girardot
Président-Directeur général de Nestlé France

7 Comments
  • Boré
    septembre 14, 2016

    Vrai qu’elle charie l’Élise Ducet. Quelles sont les vraies motivations d’un tel reportage? Audimat seul? Pas trés crédible comme seul argument. Elle a fait peur à tout le monde. Ca c’est certain. Pourquoi le soi disant scientifique n’a pas moufté sur les obligations concernant les autres risques de maladies? Devant un tel désastre médiatique avec de graves conséquences il doit y avoir une nouvelle campagne d’information

  • MICHEL P.
    septembre 14, 2016

    Bonjour M. GIRARDOT,

    Pourquoi essayer de faire du chantage à l’emploi? Pourquoi parlé de tout vos salariés dans votre article? Ne mêler pas votre direction avec le reste des salariés de votre groupe. C’est vous et votre direction qui êtes responsable./
    Comment des personnes de votre niveau d’étude peuvent argumenter en présentant le botulisme comme étant le problème majeur sans nitrate! Votre article ne mentionne pas le nombre de malades! Moins de 10 sur toute la population. C’est encore trop mais ridicule en comparaison de la population française. Le Danemark a interdit les nitrates dans les aliments; sont ils plus malades? Non! Ils ont gagné un procès contre l’Union Européenne sur le sujet!
    Vos lobbyistes font un très bon travail au prés de l’UE! Les voila vos vrais salariés et non ceux de vos filiales qui travaillent sur vos chaines!
    Sachez que je n’achète plus vos produits. Vous êtes cynique dans vos propos.
    Combien de morts sur votre conscience? Je pense que votre vie se résume à toujours gagner plus sur votre feuille de paie, mais penser à vos enfants et petit-enfants! Car même si vous êtes très riche vous les avez habitués à manger une charcuterie « bien rose » .Très dur de changer les habitudes pour eux! Vous les empoisonnez !
    Bon courage avec vos « idéos de fric » sans jalousies aucune! Je vous laisse réfléchir!
    Cordialement

  • Olivier Humeau
    septembre 15, 2016

    Cher Monsieur,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article et je ne peux qu’abonder dans votre sens : sur le fond, la forme et la méthode, cette émission de Cash Investigation, bien que très travaillée et fouillée, ne grandit pas le service public… Devant mon écran de télévision mardi soir, je pensais à tous les opérateurs sur les lignes de production de nos excellentes usines de charcuterie françaises et imaginais leur indignation devant tant de dénigrement de leur travail et de leur savoir-faire.

    Le food bashing, sport national en France malgré l’anglicisme employé, est pour moi incompréhensible et inexcusable; notre industrie agro-alimentaire française est un trésor national dont nous devrions tous nous faire les apôtres urbi et orbi. J’ai la chance, en tant que Directeur Général d’un leader mondial du suivi des marchés de Grande Consommation, de pouvoir constater chaque jour la qualité du travail des entreprises qui nous nourrissent chaque jour en terme de qualité produit, d’innovation et de compréhension des attentes des consommateurs français.

    Vous pouvez compter sur mon entreprise, IRI France, pour vous aider à promouvoir nos marques et le travail de ceux qui les font et de lutter, à ma modeste mesure, contre ce food bashing de plus en plus présent, aggressif et partial. Oui à Cash Investigation dans la pleine conscience de ses responsabilités , non au Trash Investigation que j’ai vu mardi soir.

  • Hélène
    septembre 23, 2016

    Je suis une consommatrice française exigeante, et je regrette de tomber sur votre communiqué d’autodéfense.

    L’émission n’attaquait pas du tout l’ensemble du groupe et ses collaborateurs. Elle visait à savoir pourquoi la principale marque de charcuterie industrielle ne prend pas en compte les alertes sur les nitrites. A cet égard, l’accueil très méfiant de Valérie Bignon et les assertions simplistes d’Arnaud de Belloy sont révélatrices : il n’est pas crédible de prétendre ignorer les études de corrélation et le développement réussi d’une production sans nitrites au Danemark.

    J’espère que cette émission aura touché suffisamment de consommateurs pour ralentir les ventes et vous obliger à vous pencher sérieusement sur le sujet.

  • Nancy Blaquiere
    septembre 29, 2016

    Qu’est ce que cela vous enlèverait de retirer les nitrates? Vous savez pourtant que votre temps est compté… Je suis certaine qu’une bonne campagne de marketing honnête ventant enfin les charcuteries naturelles éviterait la chute des ventes et des prix de la viande.. non ? Pensez y au moins, après tout, vous êtes payé pour cela.

  • Nancy Blaquiere
    septembre 29, 2016

    P.s. Ne vois méprenez pas, le reportage n’était pas à propos des salariés de l’agroalimentaire, mais sur LE salarié qui bloque une décision qui relève de la santé publique…

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