Crise agricole : 5 milliards de perdus pour eux, pour vous, pour nous, pour tout le monde ?

L’agriculture française va subir des pertes de 4 à 5 milliards d’euros en 2016 selon le principal syndicat des exploitants, la FNSEA. Ce rappel brutal qui intervient au cœur de l’été passera sûrement assez inaperçu dans une actualité qui a laissé passer la crise agricole depuis quelques mois. La crise agricole, elle, n’est pas passée. Pire, ce n’est pas simplement une crise agricole. C’est une crise économique qui aura un impact bien plus grave que ces milliards d’euros perdus par plusieurs dizaines de milliers d’exploitations. Ce sont des milliards perdus pour eux, oui, mais aussi pour vous, les consommateurs, pour nous les industriels. Je pense que dans une situation pareille, chacun a le devoir de s’exprimer et d’identifier de son point de vue les blocages qui maintiennent cette crise permanente depuis trop longtemps. Pour eux Les agriculteurs n’avaient jusqu’ici pas été épargnés par les contraintes économiques qui pèsent sur leur filière, à savoir ...

C’est parti pour 150 ans de plus !

Ce jeudi 23 juin 2016 n’était pas un jour comme les autres. J’ai eu l’honneur et la fierté de réunir à Noisiel, siège de Nestlé en France, les collaborateurs de Nestlé France ainsi que tous nos partenaires pour célébrer les 150 ans d’une entreprise qui revendique son âge pour se projeter dans son avenir ! Nous étions 2.000 membres de la famille Nestlé, de Nestlé France, de Nestlé Waters, de Nespresso, de Purina, et de toutes les entités du Groupe présentes en France et venus de nos 23 sites industriels.   2000 collaborateurs venus de nos 23 sites industriels Ces collaborateurs sont Nestlé, ils sont à la fois l’âme de cette société et le cœur du réacteur ! Ils représentent aujourd’hui l’ambition d’exigence de Nestlé en France, au sein du Groupe Nestlé, dans un environnement parfois trop « sophistiqué ». Une ambition au service des belles histoires de nos marques que nous nous attachons à dérider et de destins humains au travers ...

« Les deux visages de la France selon Nestlé » Les Échos

Jeudi 16 juin, Les Echos ont publié une interview dans laquelle je réponds aux questions de Marie-Josée Cougard :   Si le pays représente son troisième marché, le patron de la filiale française de Nestlé déplore les relations difficiles avec les distributeurs. Avec 23 usines, la France est le troisième marché du groupe Nestlé. Elle reste un lieu de prédilection pour lancer les nouveaux produits, mais le groupe y a réduit sa présence industrielle. Richard Girardot, le patron de la filiale, explique pourquoi.   Quel est le poids de Nestlé en France ? Hors Davigel, que nous avons cédé en octobre, c'est 4,4 milliards d'euros et 4 % de l'activité alimentaire de la grande distribution, devant Danone et Unilever. Mais la filiale française est toujours en croissance et profitable.   Quelle place la France a-t-elle dans la stratégie de Nestlé ? La France a une place historique dans le groupe. C'est le premier pays où Henri Nestlé a développé des activités ...

Création de valeur partagée : le groupe l’a pensé, la France le fait !

Mes convictions sont connues de tous : engagement constant pour la qualité et la responsabilité de nos produits, la sécurité et l’implication des collaborateurs, dialogue avec les parties prenantes de  notre environnement social et économique. Et bien sûr parfois des combats quand il faut les mener ! Aujourd’hui, l’affichage de nos convictions ne suffit plus : Dire c’est bien, Faire et Agir c’est mieux !   La Création de Valeur Partagée Le Groupe Nestlé s’est engagé depuis plusieurs années dans la démarche de Création de Valeur Partagée (Creating Shared Value : CSV, pour son acronyme anglais). Créer de la Valeur Partagée, pour un leader global comme Nestlé, c’est être conscient que produire de manière responsable ne suffit pas, qu’il faut agir pour créer de manière durable de la valeur pour la société. Très concrètement, pour Nestlé, c’est par exemple lutter contre l’augmentation constante de l’obésité, favoriser la préservation de la biodiversité et la qualité des sols, ...

Herta reste (envers et contre tout) la marque préférée des familles françaises !

Herta est cette année encore leader en France du classement Brand footprint, qui recense les marques qui sont achetées par le plus grand nombre, le plus souvent. Ainsi, comme le rapporte Kantar, les produits Herta ont été choisis par 83,4% des ménages français, en moyenne 9.7 fois par an, ce qui signifie qu’ils ont été choisis en supermarchés 224 millions de fois ! Ce classement donne la véritable place des marques de l’agroalimentaire dans le quotidien des Français. C’est un chaleureux encouragement pour les équipes en charge de cette belle marque et un témoignage de confiance pour Herta, qui plus que jamais incarne « le goût des choses simples ». Cela salue l’exigence de nos experts qui sélectionnent les meilleurs fournisseurs, le perfectionnisme des collaborateurs de nos usines de Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais, et d’Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin, et des managers fidèles à l’amélioration de la qualité des produits, que j’ai ...

Quand les caméras partent, Michel-Edouard Leclerc se lâche sur la filière agroalimentaire

Michel-Edouard Leclerc a un problème avec l’agroalimentaire et il le fait savoir. Dans une interview au magazine LSA du 26 mai 2016, le chantre de la guerre des prix s’en prend violemment à notre filière, coupable selon lui de ne pas se laisser faire quand la grande distribution lui impose une baisse des prix à marche forcée et menace gravement la survie de milliers d’emplois. « C’est pas moi, monsieur, c’est les autres ! » Comme toujours avec le président du deuxième groupe de la grande distribution en France, chacun en prend pour son grade et rien ne peut lui être reproché. Les agriculteurs ont une offre « tellement en retard qu’il faut aller la chercher chez nos voisins européens ». Chez les producteurs agroalimentaires, « les gros se sont planqués derrière les petits ». Les représentants des producteurs de tous horizons (FNSEA, ANIA, Coop de France) forment une « alliance contrenature ». Michel-Edouard Leclerc ne fait pas dans la dentelle pour ...

« Les prix vont devoir réaugmenter dans les 18 mois » – Mon intervention sur Europe 1

Dimanche 17 avril, j'étais l'invité d'Europe 1 dans l'émission EcoSystème animée par Emmanuel Duteil. Je suis revenu sur les négociations que j'avais déjà décrites ici, en rappelant que pour Nestlé cela représentait une baisse des prix de 10% depuis 3 ans. Pour certains produits comme Ricoré, le prix a baissé jusqu'à 40 centimes alors que dans le même temps le prix des matières premières a augmenté. "Depuis 3 ans, les prix chez @NestleFr ont baissé en moyenne de 10%" Richard Girardot, PDG #E1eco — Europe 1 (@Europe1) April 17, 2016 J'ai rappelé l'environnement dans lequel évoluent ces négociations, avec un regroupement des centrales d'achat des distributeurs qui les met en position de force. Les négocations avec les distributeurs dans l'alimentation : "la menace de dé-référencement existe pour tous" R. Girardot PDG de @NestleFr — Emmanuel Duteil (@EmmanuelDuteil) April 17, 2016 J'ai souligné que les prix devaient remonter car la survie de nombreux petits producteurs est en danger. "Les prix vont remonter ...

Négociations : un an après, rien n’a changé. Nous savons par quoi commencer

Cela fait un an que j’ai tiré le signal d’alarme et dénoncé les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations entre les industriels et producteurs de l’agroalimentaire d'une part et la grande distribution d'autre part. Cela fait un mois que de nouvelles négociations ont eu lieu. Elles se sont clôturées avec le même constat, la même tristesse et les mêmes perspectives, de plus en plus alarmantes pour notre filière et tous ses emplois. D’abord, parlons de la méthode. L’ambiance de garde à vue que je décrivais n’a pas cessé, bien au contraire. Un patron de l’agroalimentaire a décrit sur RTL avec les mots les plus crus les négociations de cette année : « Des convocations le matin à 7:30 dans un box soit surchauffé soit glacial avec dans un premier temps des heures d’attente, ensuite 15 personnes qui débarquent, qui hurlent et qui insultent. » « Un climat de garde à vue , ...

Europe 1 – Richard Girardot rappelle les engagements de Nestlé pour la filière porcine

Invité de Jean-Michel Aphatie à "Europe midi" le 15 février, j'ai répondu à ses questions concernant la crise du porc et les propos du PDG du groupe système U Serge Papin accusant Herta de rechercher le "moins disant" à l'étranger au détriment du porc français. J'ai souligné que ce n'était pas le moment de polémiquer en plein milieu de la crise mais de proposer rapidement des solutions. Nestlé France s'est engagé au travers d'Herta à soutenir la filière porcine française. Nous nous sommes engagés à augmenter massivement la proportion de porc français dans nos produits. C'est chose faite avec plus de 50% de nos produits faits de porc français à la fin 2015 contre 20% auparavant. Nous nous sommes engagés à acheter le porc français au prix demandé par les agriculteurs. C'est chose faite avec un porc français acheté à 1,26€/kilo plus une prime d'engagement de 11 centimes par Herta alors que le cours ...

Fleury Michon (aussi) veut faire cesser la guerre des prix

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David Garbous, directeur stratégique de Fleury Michon, s'est exprimé sur le plateau de LCI, à propos de la crise que traverse le secteur agricole, et prône une alternative à la guerre des prix. Selon lui, la compétitivité-prix n'est pas la solution pour sortir de l'impasse, il faut miser sur une alimentation de qualité : "J’ai le sentiment qu’on est au bout d’un système à chercher une solution qui est la voie du prix. La conviction que l’on a chez Fleury Michon c’est qu’il y a une autre voie, une voie de sortie par le haut qui consiste à proposer à l’ensemble des acteurs, aux agriculteurs, aux industriels et aux producteurs, une alimentation de qualité au quotidien. Le sujet doit être « le manger mieux »" Crise agricole : Fleury Michon propose une "alimentation de meilleure qualité", une "voie de sortie par le haut" sur WAT.tv   Régis Lebrun, directeur général de Fleury Michon a déclaré cette semaine ...