L’agroalimentaire français trouve encore de nouvelles frontières

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Le Salon International de l’Alimentation qui s’est tenu à Paris Villepinte a été l’occasion de faire le point sur les perspectives de notre secteur. On a fait beaucoup de bruit sur le Salon de l’Auto, ses innovations, ses nouveautés. Mais n’en déplaise à nos amis constructeurs, l’esprit pionnier est bien plus chez nous que chez eux !

Bien sûr, et je l’ai dit ici de nombreuses fois, l’industrie agroalimentaire française est plongée au cœur de nombreuses problématiques, tant économiques, sociales que de consommation et d’environnement. On lui prête volontiers une image quelque peu dépassée, et pourtant ce secteur est plus que jamais à suivre dans les prochains mois et prochaines années. Cette activité porte en elle les enjeux du monde de demain et commence dès à présent sa métamorphose portée par une envie responsable et durable.

La richesse de l’économie française

Le secteur agroalimentaire en France est le 1er secteur industriel en termes d’emplois et de chiffre d’affaires. Des régions comme la Bretagne, la Nouvelle Aquitaine, la région Auvergne-Rhône-Alpes et les Pays de Loire sont devenues de véritables moteurs de l’économie nationale grâce à leur industrie agroalimentaire forte pourvoyeuse d’emplois.

De ce fait, les chiffres suivants expliquent bien l’attractivité de l’industrie agroalimentaire, à savoir qu’elle emploie plus de 440 000 personnes en France et que l’on estime à plus de 2,4 millions d’emplois dépendants du secteur agroalimentaire.

Le territoire français se classe désormais à la 6ème position des exportateurs agroalimentaires mais garde toujours un solde positif des échanges agroalimentaires avec une croissance de +3,1% en 2014. Cette croissance est portée par la hausse plus importante des exportations vers les pays-tiers. Nos principales destinations d’exportations (Asie du Sud-Est et ALENA) ne cessent de fluctuer les taux de croissance annuel.

Arrêtons-nous un instant, sur les exportations françaises de produits de l’industrie agroalimentaire qui ont augmenté de 21,6% entre 2010 et 2015, soit +4%/an (en valeur). Si la progression reste positive avec les pays de l’UE (+2,3%), c’est avec les régions d’Asie du Sud-Est (+50,8%) et de l’ALENA (+54,3%) que la marge de progression est la plus conséquente.

Un secteur crucial pour les générations futures  

Les Français sont le peuple le plus exigeant du monde en ce qui concerne leur alimentation. Beaucoup de grands groupes, Nestlé et Mc Donald’s au premier chef, en ont fait leur laboratoire. Les Français sont intransigeants sur la qualité, difficiles à convaincre sur la nouveauté, et tiennent tout particulièrement aux histoires derrière les marques et les produits.

C’est pour cela que l’agroalimentaire est un fleuron de l’innovation en sachant qu’elle introduit plus, que la moyenne française, de nouveautés sur son marché. Ce goût pour l’innovation ne date pas d’hier et c’est ce qui permet à la balance commerciale d’être excédentaire en France depuis plus de 15 ans.

Se renouveler pour accompagner une société qui « monte en gamme » est un grand défi. Il y en a un autre, celui de la production et de la consommation durable. Avec un climat qui change, l’alimentation et l’agriculture doivent également changer. Il faut donc repenser les schémas actuels pour répondre aux enjeux de demain avec une croissance démographique qui influera sur la production alimentaire.

Selon le rapport de Futuribles international, publié en 2015, la production agricole devrait croître de 40 à 60%, plus parce qu’il serait encore possible d’augmenter les surfaces cultivées de l’ordre de 1,4 milliards d’hectares au niveau mondial, que par l’amélioration des rendements. Toujours issu du même rapport, l’impact du changement climatique sur l’agriculture contribuerait à réduire tant les surfaces cultivables que les rendements de l’ordre de 2% tous les 10 ans.

Nous n’avons pas attendu que les impératifs deviennent critiques pour agir. Depuis quelques années, il y a de nouvelles cases à cocher. La sécurité alimentaire et la traçabilité sont des impératifs sur lesquels nous ne transigeons plus depuis longtemps. Nous continuons à les améliorer. Mais en plus il nous faut proposer plus de local, penser à l’alimentation « sans » (sans sucre, sans gluten) et « moins » (moins de conservateurs, de sel, de graisses). Chez Nestlé, nous innovons avant tout pour donner plus du goût, plus de plaisir à nos consommateurs.

J’innove, tu innoves, ils innovent !   

Les frontières, nous les repoussons à vitesse grand V ! L’agroalimentaire est un secteur dans lequel l’innovation est le quotidien pour répondre aux tendances de demain et aux nouveaux modes de consommation. Le SIAL nous en donne de beaux exemples.

À travers les allées du salon, on peut y découvrir des aliments nouveaux qui seront dans nos assiettes de demain. Herta n’est pas en reste avec la nouvelle gamme « Bon Végétal ». Enfin, les steaks de soja, les galettes de lentilles et carottes, les boulettes aux légumes ont du goût ! C’est un devoir d’innover en tant que leader et c’est une obligation pour la marque préférée des Français. Je crois qu’ils peuvent être fiers de leurs produits.

Les nouvelles thématiques émergentes du secteur tournent désormais autour de l’agriculture connectée et durable, de la bioéconomie, de la lutte contre le gaspillage, des alternatives aux protéines animales ou encore de la Foodtech. Des moyens qui seront à mettre en place de manière durable afin de préserver notre planète et de rester compétitif à l’exportation.

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