Ce n’est pas le moment de priver les agriculteurs et producteurs agroalimentaires de pouvoir d’achat !

Il y a des moments uniques dans l’histoire d’un secteur qu’il ne faut jamais oublier. Les États généraux de l’alimentation ont été un de ces moments charnières. Ils ont rassemblé 860 personnes représentant les agriculteurs, les producteurs agroalimentaires et la grande distribution. Ces États généraux ont mis d’accord 99% des participants autour d’un constat, d’un objectif et de moyens pour y parvenir. Le constat, c’est la guerre des prix dans la grande distribution qui a ruiné nos filières. L’objectif, c’est de redonner de la valeur aux produits agricoles et agroalimentaires pour redonner du pouvoir d’achat aux femmes et aux hommes qui sont derrière. Les moyens, ce sont essentiellement deux mécanismes : la hausse du seuil de revente à perte dans la grande distribution pour que celle-ci arrête de marger si fortement sur les produits agricoles et l’encadrement des promotions qui détruisent la valeur des produits. Il y a eu consensus autour de ces ...

Les Mousquetaires : chiche !

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Un patron de la grande distribution qui soutient les mesures concrètes contre la guerre des prix, c’est assez rare pour le souligner ! Ce vendredi 23 novembre, dans « Les Échos », Thierry Cotillard, directeur général d’Intermarché a exprimé son soutien aux outils issus des Etats Généraux de l’Alimentation. Il dit : « Si le relèvement du seuil de revente à perte nous permet de dégager de meilleures marges sur les produits dits «psychologiques » comme les colas ou les pâtes à tartiner, cela nous donnera de la flexibilité pour, d'une part, mieux rémunérer certains industriels qui travaillent directement avec le monde agricole - pour autant qu'ils redescendent bien ces augmentations aux agriculteurs ; et pour, d'autre part, baisser les prix pour les consommateurs sur d'autres aliments. ».   M. Cotillard donne sa chance aux outils issus des « EGA ». Chiche ! Venant d’un distributeur, en pleine période de négociations, ces mot sont encourageants. Nous disons chiche ! Si les distributeurs, qui ...

“Il faut un sursaut des industriels français” – Interview à “L’Usine Nouvelle”

Cette interview est consultable sur le site de l'Usine Nouvelle : https://www.usinenouvelle.com/article/il-faut-un-sursaut-des-industriels-francais-annonce-richard-girardot-patron-du-syndicat-de-l-agroalimentaire.N758569   L'Usine Nouvelle - La loi Alimentation a été votée le 2 octobre. Quel bilan tirez-vous de ce texte ? Richard Girardot - Les états généraux de l’alimentation ont représenté une opportunité pour tous les acteurs. C’est la première fois qu’industriels, producteurs, distributeurs et même consommateurs se retrouvaient autour d’une même table. Toutes les parties prenantes ont mis beaucoup de ressources et d’énergie à disposition. Reste maintenant à savoir si l’on arrivera à se saisir collectivement de cet outil pour faire évoluer l’agroalimentaire français. Le résultat dépendra de l’application du texte. Cette loi était indispensable, mais tant que les ordonnances n’ont pas été adoptées, il est trop tôt pour faire un bilan. Pour résumer, aujourd’hui, tous les acteurs de l’agroalimentaire sont sur un plongeoir et attendent pour se jeter à l’eau. Malheureusement, nous sentons des hésitations de toutes parts. Il faut pourtant un ...

SIAL : la nouvelle économie est en France ! Mais pour combien de temps ?

Ce dimanche 21 octobre s’est ouvert à Villepinte, près de Paris, le Salon International de l’alimentation que j’ai l’honneur et le plaisir de présider. Ce salon biennal est la plus grande vitrine international de l’innovation autour de l’alimentation, et il a lieu en France, patrie de la gastronomie.   Cette année, les innovations mettent plus que jamais le goût à l’honneur, comme le souhaitent nos consommateurs. Le végétal est sans surprise en bonne position parmi les 400 000 produits présentés. La mise en valeur des viandes et poissons n’est pas en reste, avec des productions françaises qui montent en gamme. Le goût, le vrai, le sens, sont les trois piliers de l’alimentation qui vient et qui est plébiscitée par les familles françaises.   Ce salon se veut optimiste : de nombreuses startups, des médias du monde entier qui viennent voir ce que les Français ont encore à inventer pour manger mieux, des vrais virages vers une gastronomie ...

Additifs alimentaires : chers députés, mettez-vous à jour !

Nous avons accueilli avec beaucoup d’intérêt le rapport parlementaire sur les additifs. Nous avons appris que les produits issus de l’industrie agroalimentaire sont un « fléau » selon le président de la commission, rien que ça !   Rassurez-vous, en prenant en compte les 10 dernières années d’innovation de nos milliers d’entreprises, la réalité est tout autre : Le saviez-vous ? Les entreprises de l’agroalimentaire ont baissé en moyenne de 21% la quantité de sel dans les produits transformés ces 10 dernières années. Le saviez-vous ? Nos milliers d’entreprises ont fait baisser de 30% le taux de sucre dans les produits à base de sucre, en particulier la confiserie et la biscuiterie. Le saviez-vous ? Nos produits n’ont jamais été aussi sains, sûrs et nos entreprises n’ont jamais proposé autant de gammes sans conservateurs, sans nitrites, sans gluten, etc… Mais toujours avec goût ! De « fléau », je préfère donc retenir celui du moissonneur : nous avons beaucoup progressé, mais il reste encore du grain à battre. ...

Lobby ou lobbies ?

Dénoncer les lobbies quand sous Nicolas Sarkozy tout le monde utilisait les initiales de la Loi de Modernisation de l’Economie pour la renommer Loi Michel Edouard…. Renforcer l’idée du fonds de soutien aux agriculteurs qu’aurait pu financer la hausse du SRP (seuil de revente à perte) tandis que Danone, Carrefour ou Nestlé abondent des fonds d’aide à la transition de l’agriculture. C’est lasser tout le monde à vouloir faire croire qu’on milite pour l’intérêt général quand tous les autres ne poursuivraient que leur intérêt particulier. Peut-être serait-il temps d’enclencher un logiciel nouveau où chacun œuvrerait à renforcer de bout en bout la filière alimentaire, depuis l’agriculteur jusqu’au consommateur, en faisant en sorte qu’à chaque niveau le prix juste plutôt que le prix le plus bas soit payé. Alors LOBBY ou LOBBIES…Peu importe. Parce que le prix le plus bas pour le consommateur est toujours le prix bas pour l’agriculteur (et le transformateur).

Halte à la destruction massive de l’alimentation !

Lors de la conférence de presse de rentrée de l'ANIA, j’ai proposé un plan d’action offensif pour redonner aux entreprises alimentaires la place qui leur revient en France. Le combat de l’ANIA, pour les trois ans à venir, est clair. La priorité est à la lutte contre les attaques caricaturales et incessantes contre l’alimentation qui entrainent la destruction sans fin de la valeur.   Réaffirmons notre mission et déployons nos engagements Les Français ont un lien particulier avec l’alimentation. Mais, nous n’en pouvons plus de subir la défiance entretenue alors que nous sommes plébiscités dans le monde. Les responsables des 18 000 entreprises travaillent tous les jours pour proposer une alimentation saine, sûre et durable, c’est notre mission et nous l’assumons avec responsabilité.   L’ANIA lève les tabous. Oui, les fabricants des entreprises alimentaires sont des « transformateurs ». Ils transforment dans leurs sites de production, où ils cuisinent à grande échelle, et bien plus largement, en ...

Discours 50 ans de l’ANIA

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Ce jeudi 5 juillet, j'ai eu l'honneur en tant que président de l'ANIA d'ouvrir les débats des 50 ans de notre association, en présence des ministres Delphine Gény-Stephann et Stéphane Travert, des parlementaires et de nombreux membres de l'ANIA et représentants des filières agricole, agroalimentaire et de la distribution.Continue Reading...

La LME dynamitée ! Il faut vite construire l’après-guerre des prix

Après des mois de débats lors des Etats Généraux de l’Alimentation en 2017, le projet de loi Agriculture et Alimentation est discuté à l’Assemblée nationale depuis quelques jours. Coup de tonnerre : le rapporteur Jean-Baptiste Moreau a fait adopter un amendement qui dynamite le cadre des relations commerciales tel qu’il existe depuis 2008. Concrètement le pilier central de la Loi de Modernisation de l'Economie de 2008, c’est-à-dire la convention unique et la négociation commerciale annuelle, n’existera plus pour les produits agricoles et alimentaires !... Alors que tout le monde attendait tranquillement la traduction dans la loi des conclusions des EGA, les députés en ont décidé autrement. Notre environnement commercial, auquel nous étions habitués pour le meilleur mais surtout pour le pire, vient de voler en éclats ! Le premier enseignement de cette nouvelle, c’est qu’il y a une détermination forte afin d’en finir vite avec la guerre des prix. Le second effet immédiat de cette décision est ...