Additifs alimentaires : chers députés, mettez-vous à jour !

Nous avons accueilli avec beaucoup d’intérêt le rapport parlementaire sur les additifs. Nous avons appris que les produits issus de l’industrie agroalimentaire sont un « fléau » selon le président de la commission, rien que ça !   Rassurez-vous, en prenant en compte les 10 dernières années d’innovation de nos milliers d’entreprises, la réalité est tout autre : Le saviez-vous ? Les entreprises de l’agroalimentaire ont baissé en moyenne de 21% la quantité de sel dans les produits transformés ces 10 dernières années. Le saviez-vous ? Nos milliers d’entreprises ont fait baisser de 30% le taux de sucre dans les produits à base de sucre, en particulier la confiserie et la biscuiterie. Le saviez-vous ? Nos produits n’ont jamais été aussi sains, sûrs et nos entreprises n’ont jamais proposé autant de gammes sans conservateurs, sans nitrites, sans gluten, etc… Mais toujours avec goût ! De « fléau », je préfère donc retenir celui du moissonneur : nous avons beaucoup progressé, mais il reste encore du grain à battre. ...

Lobby ou lobbies ?

Dénoncer les lobbies quand sous Nicolas Sarkozy tout le monde utilisait les initiales de la Loi de Modernisation de l’Economie pour la renommer Loi Michel Edouard…. Renforcer l’idée du fonds de soutien aux agriculteurs qu’aurait pu financer la hausse du SRP (seuil de revente à perte) tandis que Danone, Carrefour ou Nestlé abondent des fonds d’aide à la transition de l’agriculture. C’est lasser tout le monde à vouloir faire croire qu’on milite pour l’intérêt général quand tous les autres ne poursuivraient que leur intérêt particulier. Peut-être serait-il temps d’enclencher un logiciel nouveau où chacun œuvrerait à renforcer de bout en bout la filière alimentaire, depuis l’agriculteur jusqu’au consommateur, en faisant en sorte qu’à chaque niveau le prix juste plutôt que le prix le plus bas soit payé. Alors LOBBY ou LOBBIES…Peu importe. Parce que le prix le plus bas pour le consommateur est toujours le prix bas pour l’agriculteur (et le transformateur).

Halte à la destruction massive de l’alimentation !

Lors de la conférence de presse de rentrée de l'ANIA, j’ai proposé un plan d’action offensif pour redonner aux entreprises alimentaires la place qui leur revient en France. Le combat de l’ANIA, pour les trois ans à venir, est clair. La priorité est à la lutte contre les attaques caricaturales et incessantes contre l’alimentation qui entrainent la destruction sans fin de la valeur.   Réaffirmons notre mission et déployons nos engagements Les Français ont un lien particulier avec l’alimentation. Mais, nous n’en pouvons plus de subir la défiance entretenue alors que nous sommes plébiscités dans le monde. Les responsables des 18 000 entreprises travaillent tous les jours pour proposer une alimentation saine, sûre et durable, c’est notre mission et nous l’assumons avec responsabilité.   L’ANIA lève les tabous. Oui, les fabricants des entreprises alimentaires sont des « transformateurs ». Ils transforment dans leurs sites de production, où ils cuisinent à grande échelle, et bien plus largement, en ...

Discours 50 ans de l’ANIA

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Ce jeudi 5 juillet, j'ai eu l'honneur en tant que président de l'ANIA d'ouvrir les débats des 50 ans de notre association, en présence des ministres Delphine Gény-Stephann et Stéphane Travert, des parlementaires et de nombreux membres de l'ANIA et représentants des filières agricole, agroalimentaire et de la distribution.Continue Reading...

La LME dynamitée ! Il faut vite construire l’après-guerre des prix

Après des mois de débats lors des Etats Généraux de l’Alimentation en 2017, le projet de loi Agriculture et Alimentation est discuté à l’Assemblée nationale depuis quelques jours. Coup de tonnerre : le rapporteur Jean-Baptiste Moreau a fait adopter un amendement qui dynamite le cadre des relations commerciales tel qu’il existe depuis 2008. Concrètement le pilier central de la Loi de Modernisation de l'Economie de 2008, c’est-à-dire la convention unique et la négociation commerciale annuelle, n’existera plus pour les produits agricoles et alimentaires !... Alors que tout le monde attendait tranquillement la traduction dans la loi des conclusions des EGA, les députés en ont décidé autrement. Notre environnement commercial, auquel nous étions habitués pour le meilleur mais surtout pour le pire, vient de voler en éclats ! Le premier enseignement de cette nouvelle, c’est qu’il y a une détermination forte afin d’en finir vite avec la guerre des prix. Le second effet immédiat de cette décision est ...

La paix des prix n’aura pas lieu

« Aujourd’hui, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien » disait Oscar Wilde. Pour y remédier en matière alimentaire, la loi annoncée par le président de la République et par le ministre de l’Agriculture viendra bientôt encadrer les promotions abusives sur les produits alimentaires en les limitant à hauteur de 34% de la valeur totale. Elle relèvera le seuil de vente à perte à 10% pour prendre en compte coûts de transport et logistiques. En attendant, l’attitude des distributeurs expliquant que leurs engagements de mettre fin à la guerre des prix ne concernent que certains produits alimentaires, ou qu’ils ne font de grosses promotions qu’en période de soldes ressemble à une provocation. Nouveau concept, fruit d’une créativité débordante.   Intermarché tombe dans la provocation… Leclerc suit ! Intermarché relance !... Je m’étonne qu’on s’indigne des cohues provoquées par une promotion de 70% sur un pot de Nutella alors que personne ne s’émeut ...

C’est qui le patron ?

Le 11 octobre 2017, le Président de la République dans son discours de Rungis énonçait ses premières conclusions relatives aux Etats Généraux de l’Alimentation. Il y posait clairement les principes d’une réévaluation des seuils de revente à perte et de l’encadrement des promotions pour mettre fin à la guerre des prix qui détruit tant de valeur pour l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.   Le 15 novembre 2017, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation saluait la signature d’une charte d’engagements sur le sujet comme « un accord historique engageant moralement et politiquement l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire » s’appuyant concrètement sur la concertation, la confiance et le combat. Qu’il s’agisse de Carrefour, Leclerc, Intermarché, Casino, Auchan ou Système-U, cette charte fut signée par l’ensemble des patrons de la distribution. Pour rappel, elle prévoyait notamment de mettre immédiatement en œuvre les principes et propositions issus des premiers Etats Généraux de l’Alimentation.   A peine deux ...

Sur les Etats Généraux de l’Alimentation, je mets un 5 !

5 mois pour consulter 5 milliards d’€ à investir Un message reçu 5/5 5 centrales d’achat réceptives ?   Etats Généraux sur le fond, #Egalim sur la forme L’alimentation a suscité un débat passionné auprès des Françaises et des Français. Ce débat était indispensable pour soutenir le monde agricole, des crises à répétition qui touchent l’ensemble de la filière. Merci au gouvernement d’avoir permis à tous les acteurs de l’agro-alimentaire de réfléchir ensemble à l’avenir de ce secteur. Et sur la forme, de lui avoir donné l’écho médiatique et populaire qu’elle mérite. Je tiens véritablement à souligner la qualité des débats lors des ateliers, et la qualité des interventions médiatiques de nos politiques qui vont dans le bon sens, celui du monde agricole. Les Etats Généraux de l’Alimentation ont ainsi pu vivre sur le fond et sur la forme. Et cela va dans le bon sens, celui du monde agricole.   Un Salon de l’Agriculture sous le signe des « Terres Agricoles ...

Enfin !… Merci MEL !

Michel-Edouard Leclerc a répondu vendredi dernier à mon billet de blog sur les œufs contaminés. Il y précise que Nestlé a été exemplaire dans la transmission des informations sur nos produits. Je l’en remercie doublement. Il insiste à juste titre sur la transparence dont doivent faire preuve tous les producteurs agroalimentaires, ceux de la grande distribution compris avec leurs marques distributeurs violemment touchées dans cette crise. MEL a raison. Je le rejoins là-dessus et j’ajoute que nous (distributeurs et producteurs) devons être solidaires face à des « escrocs » pour qui la sécurité alimentaire ou des milliers d’emplois ne pèsent pas grand-chose. Dans le cas du Fipronil, comme dans celui de la viande de cheval, l’arnaque est venue de l’étranger et a touché des producteurs français qui s’approvisionnent dans ces pays. Au-delà de ces efforts communs, le message qui nous est envoyé c’est de continuer à privilégier la production française et de soutenir l’agriculture de qualité ...

Affaire des œufs contaminés – Les regrettables propos de M. Leclerc

Le lancement des Etats Généraux de l’Alimentation fin juillet par le Président de la République a un instant donné le sentiment que l’ensemble de la filière de production et distribution alimentaire s’accordait sur le fait que cinq années de guerre des prix entre enseignes devenait autant un risque pour l’emploi que pour la qualité des produits. Début août, l’affaire des œufs contaminés au Fipronil aurait dû renforcer ce sentiment au regard du nombre de distributeurs touchés par ce problème sur les gaufres vendues sous leurs marques. Ce réflexe collectif aurait été d’autant plus facile que les approvisionnements massifs de l’industrie agro-alimentaire française auprès d’élevages français limitaient considérablement le nombre de produits à risque. Hélas, Michel-Edouard Leclerc a trouvé plus pertinent d’essayer, sur son blog, d’exonérer son groupe de toute responsabilité en détournant les soupçons vers l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire et son association professionnelle, relativisant ainsi les problèmes de ses marques Repère ou Eco+. Cela ...