Professeur Cotillard, reprenons votre leçon !

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Depuis plusieurs semaines, le premier bilan de la loi Agriculture et Alimentation a débuté. Il est plus que mitigé. Le constat est le même chez les entreprises de l’alimentation que chez les producteurs agricoles : la hausse du seuil de revente à perte pour une série de produits n’a pas été répercutée par la grande distribution vers les producteurs. Le malaise est palpable chez nos partenaires de la grande distribution. La FCD a hurlé aux « fake news » devant des chiffres pourtant limpides : les trois quarts des producteurs alimentaires ont reçu une demande de baisse de prix de la part des 4 centrales d’achat. Ce mardi, dans une lettre ouverte publiée dans « Les Echos », le patron d’Intermarché, Thierry Cotillard, préfère jouer sur les mots que d’expliquer comment respecter concrètement l’esprit des « EGA ». Mais sa leçon de méthode ne fonctionne pas. Quand on ne peut contester les chiffres, on s’attaque à la méthode. Raté. Comme il ne peut contester les chiffres issus de l’« Observatoire des négociations commerciales », Thierry Cotillard s’attaque à la méthode. ...

A la recherche de l’argent (perdu) des Français

Quelque chose ne tourne pas rond dans la chaîne de l’alimentation française. Commençons par rappeler les maillons de cette chaîne : Les consommateurs achètent des produits à des distributeurs (supermarché, hypermarché, épicerie, etc.).Les distributeurs achètent eux-mêmes les produits aux entreprises de l’alimentation qui les fabriquent ou directement aux producteurs agricoles et coopératives.Les entreprises de l’alimentation achètent les fruits, légumes, le lait, la viande, etc. aux producteurs agricoles et éleveurs. Cette chaîne est grippée depuis plusieurs années. Alors que les distributeurs profitent d’une croissance ininterrompue de leur chiffre d’affaires et de leur marge, les producteurs alimentaires et agricoles subissent chaque année des baisses de prix. Les conséquences sont lourdes : des fermetures d’usines ou d’entreprises, des agriculteurs en difficulté. La loi Agriculture et Alimentation devait changer ça. Des outils ont été mis en place : encadrement des promotions, hausse du seuil de revente à perte, définition des indicateurs de coûts de production. Les premiers effets ont été ressentis depuis le mois de février par les consommateurs. La hausse des prix est ...