La LME dynamitée ! Il faut vite construire l’après-guerre des prix

Après des mois de débats lors des Etats Généraux de l’Alimentation en 2017, le projet de loi Agriculture et Alimentation est discuté à l’Assemblée nationale depuis quelques jours. Coup de tonnerre : le rapporteur Jean-Baptiste Moreau a fait adopter un amendement qui dynamite le cadre des relations commerciales tel qu’il existe depuis 2008. Concrètement le pilier central de la Loi de Modernisation de l'Economie de 2008, c’est-à-dire la convention unique et la négociation commerciale annuelle, n’existera plus pour les produits agricoles et alimentaires !... Alors que tout le monde attendait tranquillement la traduction dans la loi des conclusions des EGA, les députés en ont décidé autrement. Notre environnement commercial, auquel nous étions habitués pour le meilleur mais surtout pour le pire, vient de voler en éclats ! Le premier enseignement de cette nouvelle, c’est qu’il y a une détermination forte afin d’en finir vite avec la guerre des prix. Le second effet immédiat de cette décision est ...

Un patron dans la plus grande ferme de France !

Mercredi 28 février, j’étais au Salon de l’Agriculture. Et je vous le dis : le Salon, ce n’est pas que des politiques au milieu des vaches ou des « duplex-bottes » de foin. L’évènement est indispensable : depuis 56 ans, il met en avant les préoccupations agricoles et les questions qui en découlent. Les chaînes de télévision donnent la parole aux agriculteurs, trop souvent absents des médias. Les visiteurs et les familles peuvent échanger avec eux simplement et comprendre leur métier. Pendant une dizaine de jours, la France redevient le grenier de l’Europe ! Il est temps de comprendre quelque chose de simple, qu’on a tendance à oublier: les préoccupations du monde agricole sont les préoccupations de tous car le concept est simple : l’agriculture, c’est ce que nous mangeons. L’avenir du modèle agricole, en France mais aussi dans le monde, est si déterminant qu’il recoupe les grandes problématiques de notre époque : l’écologie, le revenu ...

L’apprentissage doit faire son « coming-out » !

J’ai eu l’honneur et le plaisir de pouvoir intervenir vendredi 23 février à la Maison des Compagnons du Devoir et du Tour de France dans le cadre du programme européen pour l’apprentissage, « Euro App ». Étaient présents les décideurs qui vont avoir la lourde et nécessaire tâche de faire progresser l’apprentissage dans les mois et années qui viennent en France et en Europe, dont la Ministre du Travail, Mme Muriel Pénicaud, et M. Jean Arthuis, député européen et président de la commission des budgets.   L’apprentissage, chez Nestlé, ça marche ! J’ai tenu à insister sur ce qui marche. Et chez Nestlé, l’apprentissage, ça marche. Depuis 2013, Nestlé a fait de l’emploi des jeunes une de ses priorités, en donnant à plus de 32 000 jeunes en Europe l’occasion d’exprimer leur talent au sein de notre groupe. Plus particulièrement en France, chaque année, ce sont plus de 600 apprentis qui peuvent, sur chacun des 22 sites ...

La paix des prix n’aura pas lieu

« Aujourd’hui, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien » disait Oscar Wilde. Pour y remédier en matière alimentaire, la loi annoncée par le président de la République et par le ministre de l’Agriculture viendra bientôt encadrer les promotions abusives sur les produits alimentaires en les limitant à hauteur de 34% de la valeur totale. Elle relèvera le seuil de vente à perte à 10% pour prendre en compte coûts de transport et logistiques. En attendant, l’attitude des distributeurs expliquant que leurs engagements de mettre fin à la guerre des prix ne concernent que certains produits alimentaires, ou qu’ils ne font de grosses promotions qu’en période de soldes ressemble à une provocation. Nouveau concept, fruit d’une créativité débordante.   Intermarché tombe dans la provocation… Leclerc suit ! Intermarché relance !... Je m’étonne qu’on s’indigne des cohues provoquées par une promotion de 70% sur un pot de Nutella alors que personne ne s’émeut ...

C’est qui le patron ?

Le 11 octobre 2017, le Président de la République dans son discours de Rungis énonçait ses premières conclusions relatives aux Etats Généraux de l’Alimentation. Il y posait clairement les principes d’une réévaluation des seuils de revente à perte et de l’encadrement des promotions pour mettre fin à la guerre des prix qui détruit tant de valeur pour l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.   Le 15 novembre 2017, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation saluait la signature d’une charte d’engagements sur le sujet comme « un accord historique engageant moralement et politiquement l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire » s’appuyant concrètement sur la concertation, la confiance et le combat. Qu’il s’agisse de Carrefour, Leclerc, Intermarché, Casino, Auchan ou Système-U, cette charte fut signée par l’ensemble des patrons de la distribution. Pour rappel, elle prévoyait notamment de mettre immédiatement en œuvre les principes et propositions issus des premiers Etats Généraux de l’Alimentation.   A peine deux ...