Ce soir, un ami est parti

Ce soir, un combattant est parti, qui s’est battu passionnément pendant 17 ans pour le monde qu’il aimait, celui de l’agriculture. Ce soir, un grand dirigeant est parti, un des rares qui aient une vraie capacité à entretenir et renforcer un dialogue de plus en plus important dans la filière agricole et agroalimentaire. Ce soir, un défenseur acharné des agriculteurs et du monde paysan est parti. Il a toujours défendu, quoiqu’on en dise, les exploitants, petits et grands, frappés par une crise durable. Il le disait très récemment sa dernière interview au « Figaro » en décrivant son ambition « immense » pour une politique de l’offre. « Pour réussir, », disait-il, « elle doit impliquer tous les acteurs de la chaîne agroalimentaire, des producteurs jusqu'aux distributeurs en passant par les industriels : quand sonne le tocsin, la mobilisation doit être collective. ». Il a su construire une vision basée sur la fierté d’être agriculteurs pour tous ceux qui exercent ce métier. Une ...

Mobiliser l’épargne populaire pour sauver nos agriculteurs – Rodolphe Durand / Les Echos

Je me suis déjà longuement exprimé sur ce blog concernant la crise agricole et les obstacles à la reconstruction de filières d'excellence qui permettent aux agriculteurs de vivre de leur travaille. Je partage aujourd'hui la tribune de Rodolphe Durand, professeur à HEC, publiée dans les Echos, pour créer un système d'épargne populaire en direction des exploitations agricoles. Lien vers l'article original.   "En 2014, l’investissement matériel des agriculteurs a fléchi de 5,2 %. La France pourrait créer un système proche des Sofica, comme pour le cinéma. Ces instruments défiscalisés financeraient la modernisation des exploitations. En 2014, l’investissement matériel des agriculteurs a fléchi de 5,2 %. La France pourrait créer un système proche des Sofica, comme pour le cinéma. Ces instruments défiscalisés financeraient la modernisation des exploitations. La crise du monde agricole est d'une intense gravité. Elle est sociale, alimentant le désespoir de nombreux professionnels : en 2015, un agriculteur sur trois a gagné moins de 350 euros par mois. ...

L’agroalimentaire français trouve encore de nouvelles frontières

Par 0 No tags Permalink 50

Le Salon International de l’Alimentation qui s'est tenu à Paris Villepinte a été l’occasion de faire le point sur les perspectives de notre secteur. On a fait beaucoup de bruit sur le Salon de l’Auto, ses innovations, ses nouveautés. Mais n’en déplaise à nos amis constructeurs, l’esprit pionnier est bien plus chez nous que chez eux ! Bien sûr, et je l’ai dit ici de nombreuses fois, l’industrie agroalimentaire française est plongée au cœur de nombreuses problématiques, tant économiques, sociales que de consommation et d’environnement. On lui prête volontiers une image quelque peu dépassée, et pourtant ce secteur est plus que jamais à suivre dans les prochains mois et prochaines années. Cette activité porte en elle les enjeux du monde de demain et commence dès à présent sa métamorphose portée par une envie responsable et durable. La richesse de l’économie française Le secteur agroalimentaire en France est le 1er secteur industriel en termes d’emplois et de ...

« Le rituel du repas de famille se perd »

J'ai donné une interview dans le Parisien qui souhaitait revenir sur les 150 ans de Nestlé.     Comment la petite PME est-elle devenue une multinationale ? En innovant. En 1866, Henri Nestlé lance une farine lactée pour les mères ne pouvant allaiter. Le groupe Nestlé est né. Comme la Suisse est aussi le pays du chocolat, le groupe se lance sur le marché avec succès. Après avoir inventé le lait déshydraté, Nestlé a lancé le café soluble Nescafé dans les années 1930. A cette époque, il lance les glaces Esquimaux et ne va cesser de se diversifier par de la croissance externe également en rachetant des marques comme Herta ou Buitoni. En 1986, il révolutionne de nouveau le marché du café avec Nespresso. Au fil des ans, il est devenu le numéro 1 mondial de l'alimentation avec un chiffre d'affaires de plus de 85 Mds€. Et en France ? Nestlé s'installe en France rapidement, dès 1870. Les Français se sont donc très vite approprié ...

Réaction à « Cash Investigation » du 13 septembre

L’émission "Cash Investigation", diffusée sur France 2 ce 13 septembre sur le thème des industries agroalimentaires, a particulièrement visé les 13 000 salariés de notre entreprise Nestlé. Ce reportage à charge a décrit notre activité avec un ton particulièrement condescendant envers les 450 000 salariés de l’agroalimentaire en France, petites et grandes entreprises confondues, sur tous les territoires. On les réduit à « un chiffre d’affaires de 170 milliards ». On en fait des cyniques sans foi ni loi ni responsabilité. On oublie leur savoir-faire et leur attachement aux territoires, en lien avec les agriculteurs. Cette émission orientée oublie l’objectivité journalistique, laquelle devrait évoquer les obligations imposées aux industriels pour la protection de la santé des consommateurs, la traçabilité des aliments. Non, le botulisme n’a pas disparu, et l’agence de Santé Publique nous le rappelle justement. Pourquoi affirmer le contraire ? Dans quel but ? Par ailleurs, et grâce en grande partie à la réglementation ...

Crise agricole : 5 milliards de perdus pour eux, pour vous, pour nous, pour tout le monde ?

L’agriculture française va subir des pertes de 4 à 5 milliards d’euros en 2016 selon le principal syndicat des exploitants, la FNSEA. Ce rappel brutal qui intervient au cœur de l’été passera sûrement assez inaperçu dans une actualité qui a laissé passer la crise agricole depuis quelques mois. La crise agricole, elle, n’est pas passée. Pire, ce n’est pas simplement une crise agricole. C’est une crise économique qui aura un impact bien plus grave que ces milliards d’euros perdus par plusieurs dizaines de milliers d’exploitations. Ce sont des milliards perdus pour eux, oui, mais aussi pour vous, les consommateurs, pour nous les industriels. Je pense que dans une situation pareille, chacun a le devoir de s’exprimer et d’identifier de son point de vue les blocages qui maintiennent cette crise permanente depuis trop longtemps. Pour eux Les agriculteurs n’avaient jusqu’ici pas été épargnés par les contraintes économiques qui pèsent sur leur filière, à savoir ...

C’est parti pour 150 ans de plus !

Ce jeudi 23 juin 2016 n’était pas un jour comme les autres. J’ai eu l’honneur et la fierté de réunir à Noisiel, siège de Nestlé en France, les collaborateurs de Nestlé France ainsi que tous nos partenaires pour célébrer les 150 ans d’une entreprise qui revendique son âge pour se projeter dans son avenir ! Nous étions 2.000 membres de la famille Nestlé, de Nestlé France, de Nestlé Waters, de Nespresso, de Purina, et de toutes les entités du Groupe présentes en France et venus de nos 23 sites industriels.   2000 collaborateurs venus de nos 23 sites industriels Ces collaborateurs sont Nestlé, ils sont à la fois l’âme de cette société et le cœur du réacteur ! Ils représentent aujourd’hui l’ambition d’exigence de Nestlé en France, au sein du Groupe Nestlé, dans un environnement parfois trop « sophistiqué ». Une ambition au service des belles histoires de nos marques que nous nous attachons à dérider et de destins humains au travers ...

« Les deux visages de la France selon Nestlé » Les Échos

Jeudi 16 juin, Les Echos ont publié une interview dans laquelle je réponds aux questions de Marie-Josée Cougard :   Si le pays représente son troisième marché, le patron de la filiale française de Nestlé déplore les relations difficiles avec les distributeurs. Avec 23 usines, la France est le troisième marché du groupe Nestlé. Elle reste un lieu de prédilection pour lancer les nouveaux produits, mais le groupe y a réduit sa présence industrielle. Richard Girardot, le patron de la filiale, explique pourquoi.   Quel est le poids de Nestlé en France ? Hors Davigel, que nous avons cédé en octobre, c'est 4,4 milliards d'euros et 4 % de l'activité alimentaire de la grande distribution, devant Danone et Unilever. Mais la filiale française est toujours en croissance et profitable.   Quelle place la France a-t-elle dans la stratégie de Nestlé ? La France a une place historique dans le groupe. C'est le premier pays où Henri Nestlé a développé des activités ...

Création de valeur partagée : le groupe l’a pensé, la France le fait !

Mes convictions sont connues de tous : engagement constant pour la qualité et la responsabilité de nos produits, la sécurité et l’implication des collaborateurs, dialogue avec les parties prenantes de  notre environnement social et économique. Et bien sûr parfois des combats quand il faut les mener ! Aujourd’hui, l’affichage de nos convictions ne suffit plus : Dire c’est bien, Faire et Agir c’est mieux !   La Création de Valeur Partagée Le Groupe Nestlé s’est engagé depuis plusieurs années dans la démarche de Création de Valeur Partagée (Creating Shared Value : CSV, pour son acronyme anglais). Créer de la Valeur Partagée, pour un leader global comme Nestlé, c’est être conscient que produire de manière responsable ne suffit pas, qu’il faut agir pour créer de manière durable de la valeur pour la société. Très concrètement, pour Nestlé, c’est par exemple lutter contre l’augmentation constante de l’obésité, favoriser la préservation de la biodiversité et la qualité des sols, ...

Herta reste (envers et contre tout) la marque préférée des familles françaises !

Herta est cette année encore leader en France du classement Brand footprint, qui recense les marques qui sont achetées par le plus grand nombre, le plus souvent. Ainsi, comme le rapporte Kantar, les produits Herta ont été choisis par 83,4% des ménages français, en moyenne 9.7 fois par an, ce qui signifie qu’ils ont été choisis en supermarchés 224 millions de fois ! Ce classement donne la véritable place des marques de l’agroalimentaire dans le quotidien des Français. C’est un chaleureux encouragement pour les équipes en charge de cette belle marque et un témoignage de confiance pour Herta, qui plus que jamais incarne « le goût des choses simples ». Cela salue l’exigence de nos experts qui sélectionnent les meilleurs fournisseurs, le perfectionnisme des collaborateurs de nos usines de Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais, et d’Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin, et des managers fidèles à l’amélioration de la qualité des produits, que j’ai ...