Enfin !… Merci MEL !

Michel-Edouard Leclerc a répondu vendredi dernier à mon billet de blog sur les œufs contaminés. Il y précise que Nestlé a été exemplaire dans la transmission des informations sur nos produits. Je l’en remercie doublement. Il insiste à juste titre sur la transparence dont doivent faire preuve tous les producteurs agroalimentaires, ceux de la grande distribution compris avec leurs marques distributeurs violemment touchées dans cette crise. MEL a raison. Je le rejoins là-dessus et j’ajoute que nous (distributeurs et producteurs) devons être solidaires face à des « escrocs » pour qui la sécurité alimentaire ou des milliers d’emplois ne pèsent pas grand-chose. Dans le cas du Fipronil, comme dans celui de la viande de cheval, l’arnaque est venue de l’étranger et a touché des producteurs français qui s’approvisionnent dans ces pays. Au-delà de ces efforts communs, le message qui nous est envoyé c’est de continuer à privilégier la production française et de soutenir l’agriculture de qualité ...

Affaire des œufs contaminés – Les regrettables propos de M. Leclerc

Le lancement des Etats Généraux de l’Alimentation fin juillet par le Président de la République a un instant donné le sentiment que l’ensemble de la filière de production et distribution alimentaire s’accordait sur le fait que cinq années de guerre des prix entre enseignes devenait autant un risque pour l’emploi que pour la qualité des produits. Début août, l’affaire des œufs contaminés au Fipronil aurait dû renforcer ce sentiment au regard du nombre de distributeurs touchés par ce problème sur les gaufres vendues sous leurs marques. Ce réflexe collectif aurait été d’autant plus facile que les approvisionnements massifs de l’industrie agro-alimentaire française auprès d’élevages français limitaient considérablement le nombre de produits à risque. Hélas, Michel-Edouard Leclerc a trouvé plus pertinent d’essayer, sur son blog, d’exonérer son groupe de toute responsabilité en détournant les soupçons vers l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire et son association professionnelle, relativisant ainsi les problèmes de ses marques Repère ou Eco+. Cela ...

M. le Président Macron, on ne peut plus avoir le beurre, l’argent du beurre… et la laitière !

Ce 20 juillet débutent les états généraux de l’alimentation auxquels Nestlé prendra part avec les autres acteurs de l’agroalimentaire. Le lancement de ces rencontres est un signal fort envoyé en début de mandat. L’alimentation est plus qu’un enjeu économique. C’est un projet de société. Nous savons que notre alimentation détermine en grande partie notre exposition aux maladies, notre espérance de vie, notre activité physique et professionnelle et tout aussi notre état d’esprit au quotidien. Et pourtant, l’alimentation et l’agriculture en France sont en plein paradoxe dans la situation vécue chaque jour depuis plusieurs années par les producteurs. Paradoxe n°1 : défendre l’alimentation de qualité sans payer les producteurs Nous sommes totalement rentrés depuis quelques années dans le monde du sans : sans sucre, sans sel, sans graisse, sans gluten, sans lactose, sans nitrites, etc. Sur le fond, ces tendances sont saines. L’amélioration de la nutrition est fondamentale pour réussir à passer un nouveau cap dans ...

« La fondation Nestlé met les enfants à table » – Les Echos 230617

Le journal Les Echos est revenu ce vendredi sur l'initiative "Les enfants à table" que j'ai initiée avec la Fondation Nestlé France avec cette année le concours du chef Cyril Lignac et le nutritionniste Patrick Serog. Notre objectif est de sensibiliser les écoliers de primaire aux bonnes pratiques alimentaires. J'ai tenu à rappeler l'engagement de la fondation à la fois dans la sensibilisation des enfants mais aussi le financement de recherches qui touchent à la nutrition, la culture et l'histoire de la gastronomie mais aussi l'économie et la psychologie. Depuis 2009, la Fondation Nestlé France a aidé 26 programmes (jusqu'à 75.000 euros par projet) et accordé 28 bourses de 20.000 euros. J'ai mis en lumière notre action pour soutenir des acteurs de terrain, des associations, des collectivités, qui valorisent auprès des familles et des jeunes la culture alimentaire française. Plusieurs programmes ont été mis en place comme "Réenchanter la cantine" avec une étude sur les bonnes pratiques à valoriser et ...

5 ans (maximum) pour unir et apaiser !

Fidèle au respect du « devoir de réserve » que devrait conserver tout dirigeant d’entreprise soucieux de ne pas engager son groupe et ses collaborateurs, j’ai souhaité attendre le terme de cette campagne électorale avant de m’exprimer publiquement sur ce blog. Le visage et le projet de notre prochain Président de la République étant désormais connus de tous, je tiens à partager avec vous mes sentiments sur cette campagne électorale et sur les défis majeurs qui attendent maintenant Emmanuel Macron. Je pense d’abord et avant tout à nos agriculteurs, dont le sort n’a rien à envier aux ouvriers de Whirlpool, de Goodyear ou d’Alstom et qui ont pourtant été largement relégués au second plan du débat politique ces derniers mois. J’ai été peiné de voir que malgré cet état de crise agricole durable, marqué par les faillites, les pertes d’emplois et de parts de marché de l’agriculture et de l’industrie alimentaire française face ...

« Nestlé est un très gros paquebot qu’on ne manœuvre pas comme un Riva »

Vendredi 21 avril, "L'Obs" a publié une interview que j'ai accordée à Corinne Bouchouchi. J'y reviens sur l'opération "C'est moi qui fabrique" qui rentre dans sa phase de visites des consommateurs dans nos usines mardi 25 avril. J'y aborde également l'actualité et les résultats de notre groupe. J'y fais le point sur la guerre des prix avec la grande distribution. Je vous invite à retrouver cette interview en cliquant ici.

Sans nitrite : Herta révolutionne (encore) le jambon

Cela fait plusieurs centaines d’années que l’Homme utilise des nitrites comme agents de conservation. Ils jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire, notamment pour empêcher le développement de bactéries susceptibles de développer des maladies graves, telles que le botulisme, la listériose et la salmonellose. On se souvient par exemple de la conservation des aliments grâce à du salpêtre dans les caves d’autrefois. Ces dernières années, nous avons utilisé du nitrite de sodium afin d’assurer la conservation. Il est dans certains cas issu de plantes comme le céleri, très riche en nitrate. Nos consommateurs nous ont lancé un défi, et quel défi ! Nos consommateurs nous ont lancé un grand défi : proposer un jambon conservé sans nitrite, fabriqué avec une liste d’ingrédients plus simple et plus compréhensibles et garantissant le même niveau irréprochable de sécurité alimentaire. Quel défi ! En 50 ans d’existence, Herta n’avait pas encore réussi à le relever. Maintenant, c’est chose ...

Un avenir plus sain, ça se prépare au quotidien !

Améliorer la qualité de vie en contribuant à un avenir plus sain, c’est l’objectif ambitieux que nous nous sommes fixé chez Nestlé et que nous poursuivons maintenant depuis de nombreuses années. Pour l’atteindre, nous avons mis la transition énergétique et la protection de l’environnement au cœur de nos priorités en faisant en sorte qu’en 2030 nos activités et celles de toutes les parties prenantes avec lesquels nous travaillons n’aient plus aucun impact sur nos ressources naturelles les plus précieuses : notre air, notre patrimoine forestier et nos réserves d’eaux. A l’occasion de la Journée Internationale des Forêts, le 21 mars, je me suis rendu sur le site Nescafé et Ricoré de Dieppe, en Seine Maritime, où j’ai pu mesurer les progrès formidables que nous avions réalisés après toutes ces années et qui nous permettent aujourd’hui d’offrir à nos consommateurs la tasse de café présentant l’impact environnemental le plus faible. Il y a ...

Ce soir, un ami est parti

Ce soir, un combattant est parti, qui s’est battu passionnément pendant 17 ans pour le monde qu’il aimait, celui de l’agriculture. Ce soir, un grand dirigeant est parti, un des rares qui aient une vraie capacité à entretenir et renforcer un dialogue de plus en plus important dans la filière agricole et agroalimentaire. Ce soir, un défenseur acharné des agriculteurs et du monde paysan est parti. Il a toujours défendu, quoiqu’on en dise, les exploitants, petits et grands, frappés par une crise durable. Il le disait très récemment sa dernière interview au « Figaro » en décrivant son ambition « immense » pour une politique de l’offre. « Pour réussir, », disait-il, « elle doit impliquer tous les acteurs de la chaîne agroalimentaire, des producteurs jusqu'aux distributeurs en passant par les industriels : quand sonne le tocsin, la mobilisation doit être collective. ». Il a su construire une vision basée sur la fierté d’être agriculteurs pour tous ceux qui exercent ce métier. Une ...

Mobiliser l’épargne populaire pour sauver nos agriculteurs – Rodolphe Durand / Les Echos

Je me suis déjà longuement exprimé sur ce blog concernant la crise agricole et les obstacles à la reconstruction de filières d'excellence qui permettent aux agriculteurs de vivre de leur travaille. Je partage aujourd'hui la tribune de Rodolphe Durand, professeur à HEC, publiée dans les Echos, pour créer un système d'épargne populaire en direction des exploitations agricoles. Lien vers l'article original.   "En 2014, l’investissement matériel des agriculteurs a fléchi de 5,2 %. La France pourrait créer un système proche des Sofica, comme pour le cinéma. Ces instruments défiscalisés financeraient la modernisation des exploitations. En 2014, l’investissement matériel des agriculteurs a fléchi de 5,2 %. La France pourrait créer un système proche des Sofica, comme pour le cinéma. Ces instruments défiscalisés financeraient la modernisation des exploitations. La crise du monde agricole est d'une intense gravité. Elle est sociale, alimentant le désespoir de nombreux professionnels : en 2015, un agriculteur sur trois a gagné moins de 350 euros par mois. ...